Dr. Peter Harper’s article on Fortunate Shipwreck/Heureux Naufrage in the Evangelist (October,2014)

“We can passively read the news, we can actively write the news, and we can pro-actively make the news.” Professor Norman Cornett

SJE_Fortunate-Shipwreck

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One Response to Dr. Peter Harper’s article on Fortunate Shipwreck/Heureux Naufrage in the Evangelist (October,2014)

  1. Claude Lâne says:

    L’HEUREUX NAUFRAGE OU, «LE TITANIC MODERNE D’UNE CROISIÈRE QUI S’AMUSE»
    (Frotunate shipwreck or, «The Titanic’s love boat ride» en référence à la télésérie)

    Bonjour M. Cornett, j’ai pris le temps d’écouter votre entrevue diffusée au CUTV le 13 septembre dernier. Votre motivation et votre amour de la vérité, ou d’une quête de sens si vous préférez, est évidente. Bravo pour cette flamme. J’ai aussi pris connaissance de la bande-annonce et lu les témoignages présentés sur la page web du projet. Je suis d’accord avec vous concernant la pertinence de Bernard Émond , producteur et de ses films sur des sujets si profonds et que j’ai eu l’occasion de voir (une trilogie sur les vertus chrétiennes). En particulier, dans le fait qu’il s’identifie fortement aux valeurs de ce Jésus et des valeurs qu’il a incarné. J’ai d’ailleurs été moi-même frappé par cette dimension à la lecture de son livre «Il y a trop d’images» où il réfère même à cette ″Présence ″. Je vous ne vous citerai qu’un passage qui donne une idée de la puissance philosophique qui s’y trouve :
    «je sens qu’une vie vécue sans le sentiment de quelque chose qui nous dépasse, de quelque chose de plus grand que nous, serait une vie plus pauvre» p.117
    Je crois que lorsque le producteur de L’heureux naufrage, il a choisi le meilleur représentant capable d’exprimer la perte de sens et de la dérive de notre époque. Au fil de ma lecture de son livre (ci-haut mentionné), je pouvais entendre une sorte de “mantra” qui disait; “je veux comprendre, je crois avoir compris, l’absolue et l’assurance des choses ne sont pas de ce monde”.
    L’HEUREUX NAUFRAGE…OU MIRAGE ?
    D’après ce que j’ai pu comprendre de votre cheminement, je vous sais particulièrement intéressé au profil sociologique des québécois et de leur pensée religieuse. Je ne crois pas avoir une aussi grande et aussi large perspective de la chose, mais j’oserais une analyse. Elle vaut ce qu’elle vaut dans le contexte de votre démarche. Je souhaite seulement contribuer à votre forum «dialogic» à ma façon, sans aucune prétention de fournir des réponses aux grandes questions existentielles et cosmogoniques. Laissez-moi essayer.

    «Relativement à la vérité, d’homme à homme, le rapport le plus simple et le plus naturel est celui où il admet que ″les autres″ détiennent plus la vérité que lui.» Kierkegaard dans, Les œuvres de l’amour
    (Concernant cette idée, un groupe franco-danois d’étude de la pensée kierkegaardienne explicite) «…nul homme ne peut prétendre plus avancé que ses contemporains sur le chemin de la vérité, mais la vérité elle-même lui demande lui demande de se reconnaître moins avancé que l’autre homme»
    Source : http://books.google.ca/books?id=jUxxCXQDSYgC&pg=PA91&lpg=PA91&dq=nul+homme+ne+peut+pr%C3%A9tendre+%C3%A0+la+v%C3%A9rit%C3%A9&source=bl&ots=55q2ta2qAo&sig=MtAEMpU3I_YNsrgIqV78N4fJswk&hl=fr&sa=X&ei=krchVJi3CYr3yQTB9oCQCA&ved=0CB0Q6AEwAA#v=onepage&q=nul%20homme%20ne%20peut%20pr%C3%A9tendre%20%C3%A0%20la%20v%C3%A9rit%C3%A9&f=true
    D’abord, par honnêteté intellectuelle, je dois vous dire que la pensée chrétienne constitue une matière première de premier choix dans ce qui suit.
    UNE TAUTOLOGIE DÉNONCÉE
    Je veux soulever un questionnement quant au ″sens″ qu’un débat sur le ″non sens″ des choses de cette vie, peut produire. En fait, son non sens. Sachez que je crois que la démocratie dans ce domaine, comme je vous le citais plus haut, est un mal nécessaire. Dans cette optique, la participation de n’importe qui dans un tel débat peut être stimulante. Si l’exercice vise à ″remuer une soupe″ de conceptions et de philosophies existentielles, c’est une opportunité vraiment instructive. Si par contre (comme le présuppose le projet), le motif honnête est d’en arriver à (ne serait-ce) suggérer un sens à l’existence (ici je parle en l’occurrence à la pensée chrétienne qui est la trame de fond)…c’est à mon avis, une perte de temps. Si la Vérité devait se révéler quelque part…ce ne serait certainement pas par les discours. De nombreux orateurs s’arroge les messagers d’une vérité. Parfois très habilement. Vous êtes à même, M Cornett, étant donné vos compétences professionnels dans ce domaine, d’en faire le constat. S’il fallait que la seule habilité à convaincre les gens d’un système de pensée suffise pour appeler ce même système, ″vérité″, les plus brillants esprits auraient tous raisons même s’ils se contredisaient. Tout ne serait qu’art de la séduction. C’est malheureusement le cas dans ce monde où les vérités sont tous bonnes, et où tous ont torts, chacun ses vues.
    Le séducteur poursuit son propre intérêt. Il concentre tout sur lui-même et invite ses suppôts à faire de même, sans faire la démonstration d’un souci sans borne pour l’autre. Le messager véritable poursuit l’intérêt supérieur et ce, au prix du reniement de sa propre vie (et non de la Vie). Je crois que pour qu’une conception se réclame de la ″Vérité″, elle doit suggérer la ″Vie″ comme quintessence spirituelle, puis la ″vie″ comme quintessence organique. La première primant sur l’autre quant à moi. L’amour étant ce qui doit nourrir cet ensemble, le service (l’abandon de soi pour la vérité) en constitue l’expression la plus vrai. Elle doit être inspirée de l’Esprit et, soit convaincre, soit repousser mais jamais elle n’est sans effet. Je pourrais appuyer mon propos par moult références évangéliques mais là n’est pas l’objet de ma démarche.
    Dans sa nature même, la Vérité (si nous présupposons son existence, et j’en suis) implique une puissance qui fait écho à Celui qui l’incarne. Je crois que cette Vérité est une personne de par : 1-ce que la Création nous dit par l’intelligence de son organisation (objectif) et 2-une conviction de l’Esprit (subjectif). L’évidence du principe de cette Vérité qui s’incarne partiellement dans un humain, voudrait que le porteur du Message en soit une expression intériorisée et incarne, une certaine puissance. Dans le cas du message évangélique, Dieu étant fondamentalement surnaturel, ses messagers seront incidemment investis (en partie du moins) de Sa nature. Sinon, il n’a aucune crédibilité ou s’il a une ″puissance″, elle s’appuiera sur sa capacité de séduction ou encore, sur ses compétences à convaincre. Auxquels cas, s’il revêt un simulacre de puissance divine sans incarné les caractères que je décrivais précédemment (concernant le messager de la Vérité), le risque de tomber sur n’importe quel maître à penser est réel. La parole du messager transcende la foule parce que c’est Dieu qui parle. «Lorsque Dieu parle, les démons s’agenouillent…»
    Je ne crois pas avoir entendu encore un prophète; mais l’évangile en parle et j’y crois. Pour l’instant, quant à moi, il n’y a que des discours et des discoureurs. Je demeure sous l’impression que tous se valent et ils n’ont pas fait la démonstration d’une réelle et véritable authenticité …ou vérité. Un système de pensée en vaut un autre, une institution religieuse en vaut une autre. Mais où est le messager crédible incarnant non seulement le discours mais la puissance qui s’y associe ?
    Pas de puissance ? Qu’on se taise dans la salle. En particulier celui qui se réclame de La Vérité !
    Mon propos prend sa prémisse dans cet énoncé :
    «…ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance» 1 Cor 2.4
    Le terme «démonstration» étant ici le terme «preuve» du grec apodeixis et;
    Le terme «puissance» étant ici le terme «miracle» du grec dunamis
    Ma question est : qu’est-ce qui peut ressortir d’une telle mise en commun d’idées et de conceptions du monde ?
    Sous question : si le but est de redonner un sens aux choses…les participants ne devraient-ils pas inéluctablement arriver à donner un sens à la démarche ?
    Veuillez suivre ma démarche jusqu’au bout et vous saisirez sur quoi repose ma démarche philosophique; si tant est qu’elle se tienne. Vos commentaires futurs pourront peut-être m’orienter autrement à cet égard. Dialoguons.
    Mon point concernant cette manifestation (L’heureux naufrage) est la pertinence d’un tel exercice quand on sait qu’elle serait l’occasion d’une foire aux questions plus que de réelles réponses et d’une direction. Vous le savez comme moi, si le christianisme peut réunir de véritables adeptes…il peut aussi être un ″heureux naufrage″ de la foi véritable. Surtout s’il n’y a pas de capitaine à bord…
    Si le bateau est conduit par une boussole folle, la navigation est plus qu’incertaine, convenons-en. À condition que les occupants de cette aventure acceptent de lever les yeux au ciel, et d’y discerner les signes les plus sûrs, la navigation conduira à bon port. La bonne étoile pour se diriger sur cet océan d’idées sera un atout vital mais au capitaine de la reconnaître et de la suivre.
    Là où je veux en venir, c’est que toute initiative visant à donner un sens, et ultimement, faire connaître la Vérité (ou le Dieu) quelqu’elle soit, doit être guidé par le but à atteindre. Si Jésus a incarné cette vérité, il l’a aussi manifesté. Il a aussi dit qu’il accompagnerait ceux qui le suivent (Lui l’Étoile de David) et leur donnerait la puissance à la mesure du Message dont ils étaient investis :
    «Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom…» Marc 16
    Soyons honnête. Si nous vivons à une époque si incrédule et qu’il y a tant de désabusement; si nos temples se vident et que nos rites disparaissent, c’est peut-être parce que finalement il y a trop de discours et que personne n’a vraiment la puissance qui devrait accompagner le Message. La force de conviction du messager ne suffit plus à convaincre, il faut la démonstration (apodeixis). Le temps est peut-être venu de se taire pour changer les choses, Dieu ne s’occupera-t-il pas de convaincre ! En attendant, je prie pour que cela arrive.

    «Bonjour c’est Dieu! Je vais m’occuper de tous tes problèmes aujourd’hui. Je n’aurai pas besoin de ton aide. Alors passe une bonne journée! Je t’aime!» citation d’un Inconnu

    Claude Lâne, merci !

    claudelane@outlook.fr

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